Sérë

Un univers où l'appât du gain, l'égoïsme et la peur ont entrainer la fin du monde connu. Il est temps de faire place à la reconstruction.
 
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 En après-midi, jour 2

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Adalon

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MessageSujet: En après-midi, jour 2   Sam 24 Fév - 21:37

Après avoir avancé lentement sur la plaine, puis traverser le village, Adalon débarqua dans la taverne, peu après midi. Il portait une Adyelle inconsciente dans ses bras, et était lui-même soutenu par un villageois costaud qui n’avais pas réussi à le convaincre de le laisser la porter. Aldebert reconnu Adyelle aussitôt et la prit dans ses bras, puis l’apporta doucement dans son lit. Elle était inconsciente, et son teint était un peu pâle, mais elle semblait respirer normalement.

Voyant qu’il n’était plus utile, le villageois retourna à sa besogne. Adalon, à bout de forces, profita du répit pour se traîner jusqu’au comptoir. Il trouva une carafe d’eau, et la vida à moitié, ne prenant de pauses que pour respirer. L’eau lui fit le plus grand bien, physiquement et mentalement. Pas de vapeur ne sortit de sa bouche. Il était optimiste pour sa guérison, mais pour celle d’Adyelle, rien n’était certain. Lorsque Aldebert sortit de sa chambre, Adalon lui expliqua immédiatement la situation, de peur qu’il y ait un malentendu. Son ton était nerveux et rapide, différent du ton monotone qu’Aldebert lui connaissait. D’ailleurs, son teint était plus coloré, plus naturel.

-Je voulais seulement tester ses pouvoir angéliques sur ma malédiction. Lorsque Adyelle à sentit qu’elle reculait, elle a vidé toute ses forces pour en venir à bout… Je n’ai pas pu l’arrêter à temps… Ce n’était pas censé se passé comme ça, je voulais juste savoir si ça fonctionnait, je n’étais pas préparé à ça. C’est de ma faute, et je m’en excuse.

Adalon dut reprendre son souffle, pas habitué à devoir respirer. Il n’y avait pas que des avantages à être vivant. Il se laissa tomber sur une chaise, épuisé.

-Est-ce qu’on devrait trouver Alca? Je ne sais pas quoi faire dans cette situation…

Il avait en effet l'air complètement perdu, contrairement à d'habitude.
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Aldebert

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MessageSujet: Re: En après-midi, jour 2   Dim 25 Fév - 10:27

* Lentement, mais avec précision, Aldebert réussissait à replacé les assiettes et les verres à leur place. Heureusement, des villageois l'avait aider avec a vaisselle, même que certains en ce moment étaient en train de défaire les plaquardage temporaire pour réparer la taverne. Il y avait du bruit puisque tout le monde travaillait. Voyant la porte s'ouvrir sur Adyelle sans connaissance il ne porta pas attention à sa blessure et l'enleva des bras de l'homme qu'il ne reconnu pas de suite. Il alla la poser dans un grognement de douleur dans son lit.

Il s'assoya sur le bord du lit après avoir mis une couverture faite en peau d'animal par dessus la jeune femme. Il alla caresser sa joue et son front, mais dans l'idée de voir sa température. Elle était froide, elle était complètement exténuer. Heureusement, elle ne semblait pas souffrir. Que c'était-il passé.


Il ressortie de la chambre pour avoir des explications de la part de l'homme. Il prit soin de laisser la porte ouverte pour entendre et garder un œil sur elle. Son regard croisa celui de l'homme épuiser et s'est à ce moment qu'il le reconnu. Comment cela était-il possible. Qu'avait-il fait. Il contint sa colère avant d'agir, car il lui aurai sauté dessus au vu de ce qu'il comprenait de la situation. Puis lorsque les explications furent donné, il se calma un peu. *


- Non, il n'est pas nécessaire d'aller chercher Alca, elle règle d'autre problèmes. Elle ne pourra rien faire de toute façon. Tu viens de privé un ange, du moins une partie d'ange de sa magie. Elle t'a tout donné pour te transformé comme cela... en, humain je crois, si c'est le cas. J'ignorais qu'elle pouvait affecter ton état... mais à quel prix, à celui de donner sa vie peut être?

Elle n'a pas pensée, SI réellement s'est elle qui à fait cela. Elle aurait dû arrêter et s’entraîner de plus en plus jusqu'à réussir ce qu'elle voulait faire. Elle paiera peut être son erreur de sa vie. TU aurais du l'arrêter. VOUS auriez du mettre les choses au clair dès le départ. Mais non, tout le monde veux toujours maintenant. Ton égoïsme aura peut être raison d'elle, ne l'oublie pas, sa j'ai beaucoup de misère à pardonner cela.


Visiblement tu ne pense pas en terme de communauté, cela est très décevant. Mais je ne peux rien y faire, qu'espérer que cela changera avec le temps. En attendant, il est clair que tu ne sais pas te servir d'un corps humain, tu n'es donc plus d'aucune utilité en combat temps et aussi longtemps que tu n'auras pas appris à te servir de ce ''nouveau'' corps reste loin des combats.

Je vais veiller sur elle, mis à part attendre on ne peux rien faire. Non ce n'est pas vrai, attendre et espérer que les anges ne viennent pas, car dans son état, elle ne pourra rien faire... remarque que si elle n'a plus de magie angélique, si tu l'a débarrasser de celle-ci... peut être la laisseront-il tranquille...arggg... il n'y a rien à faire et espère pour toi qu'elle se réveille et s'en sorte.
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Adyelle D'Or

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MessageSujet: Re: En après-midi, jour 2   Dim 25 Fév - 15:00

Elle avait perdue conscience d'épuisement et d'autre chose également. Une chose, une présence malveillante, le Néant assurémment, avait essayer de l'effacée du monde des Hommes. Cette entitée surnaturelle avait tentée de l'aspirer dans son immense estomac toujours affamé et sans fin. Elle avait failli y tomber, ce ne fut que de peut qu'Adalon, presque humain entièrement, l'avait repoussée. Par contre se ne fut pas sans contre-coups. Adyelle y avait presque perdue sa partie Angélique. Son essence avait été très amoindrie et sa magie, réduite à une étincelle. Le rétablissement prendrait du temps et même au réveil, la jeune femme n'aura que trop peu de la force magique d'autrefois. Qui sait combien de temps cela prendra pour revienir à la normal et si cela le fera.

Son corps était lourd, elle le sentait jusqu'à dans son inconscience. Ses membres s'engourdissaient, le sang coulant moins bien vu les battements ralenti de son coeur, comme se préparant à hiberner. Le froid de l'extérieur s'engouffrait dans les oriffices de ses vêtements et ceux qu'on avait placer sur elle mais cela ne semblait pas l'affectée autant qu'à l'accoutumé. Au moins c'était déjà ça non ?

Pauvre Adalon. Malgré le choc de sa transformation de Damné à humain, il la soutenait et la retint à chacune de ses chutes sans la perdre. C'était un petit exploit en soi. Au moins, pensa-t-elle, consciente de son environnment, elle était légère ! Heurement, des villageois lâchèrent leur travaux pour lui venir en aide. Tient, il ne la lâchait pas, pourquoi ?

Comme elle aurait aimée être consciente de corps et d'esprit en ce moment de faiblesse. Elle avait de l'attention certes, mais pas de la bonne manière ni pour les bonnes raisons. Elle s'en voulu. Adalon n'avait à vivre ce genre d'humiliation. Il avait son humanité à géré dès à présent, pas une pauvre fille trop sotte pour avoir arrêtée au bon moment. Si elle avait pu soupirer elle l'aurait fait. Mais quel idiote !

Quand elle entendit la voix d'Aldebert, son coeur se réchauffa légèrement. Mouais, fallait mettre ses émotions pour lui au clair, elle en aurait du temps. Clairement, à son toucher, Adyelle comprit qu'elle l'inquiétait. Bien, très bien même. On la coucha dans un lit et à l'odeur, c'était celui du demi-géant. Awwn, adorable. Elle senti également qu'on la couvrait d'une couverture. Ah non...elle avait déjà si chaud...Bon, la fièvre se mettait de la partie aussi. Elle roula des yeux mentalement. Et quoi d'autre encore !? Mais elle était déjà seule et les deux autres s'en était aller, à entendre le chuchotti de leur voix.

La fièvre allait la faire déliré, elle le sentait. Elle était donc si faible que ça ? Sa mère l'avait pourtant déjà avertie à se sujet. La fièvre était l'ennemie du faible car elle causait souvent sa mort ou sa déchéance. Elle déglutie, ou du moins tenta de le faire. Survivrait-elle ? Il le fallait, elle était si jeune encore et elle n'avait pas encore connu les bras d'un homme ! Ne pouvant rien faire de plus, elle se mit à prier les dieux que la communauté connaissait, leur demandant d'être clément avec elle et qu'elle serait une meilleure missionnaire en vivant qu'en mourant en martyre.
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Adalon

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MessageSujet: Re: En après-midi, jour 2   Dim 25 Fév - 18:42

Adalon s’attendait bien à être réprimandé, car il commençait à connaître Aldebert et n’en attendait pas moins venant de sa part. Cependant, ses paroles l’affectèrent à un tel point qu’il en eut une boule dans l’estomac, d’autant plus qu’il savait qu’Aldebert avait complètement raison. Cela le mena vers l’introspection, puis la culpabilité, à un point tel qu’il n’entendait même plus les autres villageois travaillant dans l’auberge.

Il avait été négligent dans son empressement et, par égoïsme, il venait peut-être de sceller le destin de celle qu’il considérait comme une amie. D’ailleurs, ne les avait-il pas tous traités comme des pions dans son échiquier, dès son arrivée dans le village? Il les avait manipulés pour se venger et obtenir des informations, la veille, alors qu’il savait que l’un d’eux aurait facilement pu y rester. Il avait joué le jeu, prétendant être civilisé et généreux, alors que seuls lui importaient ses objectifs. Il fut tenté de blâmer ses actions sur son corps maudit, voué au mal, indifférent à la mort et à la souffrance. Il aurait aussi pu mettre le blâme sur l’impatience et l’ambition typique des humains, et même une possible influence de Dûrion. Mais il savait qu’il n’en était rien.


-Tu as raison. Si jamais elle venait à mourir, je ne me le pardonnerais pas… et j’accepterais votre sentence, quelle qu’elle soit.

Honteux, Adalon n’arriva pas à soutenir le regard sévère d’Aldebert, alors il fixa la table et se força à revoir son passé sous un jour plus honnête. Il avait toujours cru que la vie avait été injuste et indifférente envers lui, aussi agissait-il ainsi envers les autres. Pour une fois, la vie lui accordait un répit, mais il perdrait tout s’il continuait sur le même chemin, et n’en serait que plus amer et indifférent. Se remémorant les paroles de Voronwë à propos de la façon dont Dûrion manipulait ses victimes, il eut l’intuition qu’il agissait déjà ainsi avant sa malédiction, et que c’était ce chemin qui l’avait mené à sa malédiction.

Ne recevant plus de réponse, mais voyant qu’Adalon digérait encore ses paroles, Aldebert retourna à son travail, gardant un œil sur Adyelle. Plus discrètement, il surveillait Adalon, se demandant, peut-être, s’il avait bien fait de lui faire confiance jusqu’ici. Celui-ci resta attablé longtemps, le regard dans le vide d’une fenêtre.

Il n’avait jamais bien fonctionné en société, pour plusieurs raisons. Il ne tolérait pas qu’on le prive de sa liberté, et des gens qu’il avait vus comme des manipulateurs, voir des ennemis, lui apparaissaient maintenant comme des personnes normales, essayant de l’aider, de le mener sur le bon chemin, ou tout simplement de lui offrir une chance. Il ne participa pas plus aux guerres, car il ne croyait pas en aucune cause, sauf la sienne. Cela l’avait mené à rejeter tout ce que la vie lui offrait, et pourquoi seul son apprentissage magique ne lui avait jamais semblé valoir la peine. Même là, il était loin d’être un étudiant parfait, poussant les limites, tentant des expériences dangereuses. Il était avare d’obtenir toujours plus de sorts, seules choses qui pouvaient, selon lui, lui donner la vie qu’il avait toujours voulu, alors qu’en fait, ce n’était que pour remplir le trou béant dans son âme. Pendant ce temps, il négligeait les exercices de base, et remis à plus tard les choses essentielles comme la maîtrise de son feu.

Lorsque la guerre arriva dans la ville, ses pouvoirs dangereux causèrent autant de mal que de bien, à un tel point qu’il fut en partie responsable de la chute de la ville. Il était parti, amer et en cherche de plus de contrôle sur ses pouvoirs. C’est à ce moment qu’il avait commencé à chercher à s’améliorer réellement, et qu’il tomba dans la facilité d’un rituel offert par le culte du dernier éclat. Lorsque le rituel eut été fini, Dûrion le convainquit de toutes sortes de choses, fausses certes, mais toutes issues de ses propres mauvais jugements sur la vie. Ainsi, il gardait une part de responsabilité dans les désastres et les meurtres qu’il avait commis.


Adalon eut un haut de cœur, mais s’obligea, comme punition, de se remémorer tous les détails, tous les paysages, tous les visages qu’il avait effacés de ce monde.

Il avait cherché à accroitre son pouvoir et à le maitriser, afin de supplanter Dûrion, brûlant sans objections les cibles qu’on lui désignait, consumant les âmes de ses victimes, en accumulant toujours plus afin de pouvoir de vaincre son maître. Puis un jour, Dûrion fut scellé. Le culte du sud perdit du terrain, et Adalon avait quitté les terres elfiques, laissant une portion de leurs forêts brûlées.

Bien qu’il eût sût qu’il avait été manipulé lorsque Dûrion fut vaincu, et que le contrôle du culte sur sa personne était désormais grandement réduit, il avait vainement cherché à se rendre plus fort pour échapper au contrôle de Dûrion. Il le faisait de son propre gré, par mauvaise conscience, mais peut-être aussi parce qu’il espérait que quelqu’un finirait par le vaincre et mettre un terme à son existence.

Il avait suivi un petit groupe de cultistes, composés d’individus fanatiques jusqu’à l’os et d’un mage zélé, borné à trouver ce que cherchait son Dûrion. Voyageant vers le nord-ouest, ils arrivèrent devant un large ruisseau bordant une montagne grandiose et à pic… située exactement à l’endroit où le Boisé se trouvait, celui-là même où Aldebert, Adyelle et lui étaient allés, la veille. Le mage d’expérience lança quelques sorts, et, jubilant, détectant une illusion de grande ampleur, et pensât avoir trouvé ce que cherchait Dûrion. Incapable de dissiper l’illusion grandiose, il réussit tout de même à ouvrir une brèche avec ses sorts, et le petit groupe pénétra ainsi dans une communauté d’êtres féeriques… des eladrines.

Le premier contact fut moins qu’amical. Les premiers eladrines s’enfuirent à leur vue, jusqu’à ce qu’un druide eladrine, aux cheveux et à la barbe vert bruns, vienne leur barrer la route. Il n’était pas très grand, ni très costaud, cependant. Il leur interdit l’accès à leurs terres, leur demandant de partir paisiblement puisque leur culte n’était pas le bienvenu. Le mage, persuadé que seul un artéfact de grande importance pouvait générer une illusion de la grandeur d’une montagne, demanda à ce qu’on lui remette l’artéfact en échange de laisser la communauté de « sauvages » tranquilles. Adalon connaissait assez le mage pour savoir qu’il ne plaisantait pas. Il aurait pu les arrêtés, user de la distraction du mage pour le tuer, mais il avait continué de jouer le jeu, car lui aussi cherchait le pouvoir, mais pour son propre compte.

Adalon, posa sa tête sur la table, et se couvrit la tête de ses mains, tellement ces souvenirs étaient douloureux. Il avait vécu dans le déni depuis plusieurs années, et se força à tout se remémorer en détail… et ses souvenirs refluèrent tout d’un coup, si vivides qu’il avait l’impression qu’il y assistait en personne.

------------

Les cultistes abattirent le druide, et les eladrines se défendirent aussitôt avec vigueur. Les cultistes moururent rapidement sous le coup des sorts et des flèches, mais le mage avait prévu des protections pour lui et Adalon. Plusieurs eladrines furent tuer, en particulier par Adalon, qui se défendait sans pitié et de consumait les blessés pour accroitre encore plus sa force. Après quelques minutes de combats sporadiques, ils furent confrontés à une grande et belle eladrine aux cheveux verts et à la peau rosée. Elle portait une simple robe blanche, ornée de fleurs et de feuilles, s’appuyant sur un bâton en forme de branche. Ses grands yeux avaient la couleur du ciel. Des plantes poussaient, florissaient, puis fanaient autour d’elle, sur son passage. Elle leva son bâton, et des vignes poussèrent sous les pieds du mage et d’Adalon, les piégeant rapidement. Le mage usa immédiatement d’un sort de téléportation pour s’échapper, laissant Adalon seul et sans défense. L’archiprêtresse eladrine s’approcha de lui alors qu’il était complètement paralysé par les vignes.

-Pourquoi es-tu venu ici, âme damnée? Nous ne te laisserons pas détruire notre forêt, comme tu l'as fait chez les elfes…

-Ce que j’ai fait, je l’ai fait contre mon gré. Je suis aujourd’hui libre de son influence. Me détruire ne vous servirait à rien. Nous sommes dans le même camp…

-Tu sais que ce ne sont que des mensonges. Tu sais que tu peux briser son emprise sur toi quand tu le veux… mais tu as peur. Les âmes de ceux dont tu as volé la vie ne connaîtront jamais la paix tant que tu t’accroches à ce semblant de vie! Que vaut ton existence face au salut de toutes ces âmes innocentes? Que vaut ton existence face au salut de ta propre âme?

Adalon refusa de répondre, et rassembla une quantité impressionnante de feu et de pouvoir dans son corps. Il y arriva en sacrifiant les âmes consumées de plusieurs mortels, presque toute la réserve d’âmes qu’il avait consumées pour vaincre Dûrion depuis le début de sa malédiction. L’archiprêtresse usa d’un mot de pouvoir pour tenter de l’empêcher.

-Fais Ce Qui Est Juste !!

Ce mot portait avec lui tant de force qu’Adalon en fut sidéré, car ce qui était juste, selon elle, c’était qu’il la laisse mettre fin à ses jours, libérant les âmes prisonnières de son corps maudit, et il faillit obtempérer sur le champ. Adalon résista de toutes ses forces, usant de son pouvoir accru, refusant que la justice lui soit imposée à lui, à qui le monde avait été si injuste.

-NON!

Avec ces paroles, Adalon relâcha ses flammes, immolant toutes les personnes et tous les arbres à quelques dizaines de mètres de distance dans une boule de feu intense. Il ne s’en tira pas indemne, cependant, car à la seconde où il relâcha ses flammes, il fut transpercé de tant de projectiles, et touché par tant de sorts qu’il explosa en poussière, littéralement. L’archiprêtresse fut la seule à survivre, le devant uniquement à sa déesse, qui avait insufflé en elle une partie de son essence. Cependant, elle était gravement blessée, et dans sa sagesse, sut qu’elle irait rejoindre sa déesse d’ici peu. Toutes les flammes et les cendres environnantes formèrent un nuage noirâtre et épais qui tournoya autour d’elle, s’approchant de plus en plus.

-Tu ne peux pas fuir ton destin…

Ce fut ses dernières paroles avant que le nuage ne la consume à son tour. Les cendres se compactèrent, et le corps d’Adalon se reforma. Il venait de dépenser beaucoup d’âmes pour ce tour, beaucoup plus que ce massacre venait de lui apporter, mais au moins il avait survécu. Il jugea préférable de quitter les lieux au plus vite. Il courra rapidement vers la rivière, mais une rangée d’eladrines palâtres ou bleutés lui bloquait le chemin, se tenant la main, sur l’autre rive. Il leur lança des flammes, mais celles-ci furent interceptées par un muret d’eau, invoqué à partir de la rivière. Pendant ce temps, il fut complètement encerclé. Il se retourna pour identifier ses assaillants, et vit que la montagne illusoire avait disparu. Ce devait être un sortilège de l’archiprêtresse. Une autre eladrine approcha, et celle-ci avait la peau blanche comme la neige, des cheveux noirs de jais et des yeux bleus, semblables à ceux de l’archiprêtresse. Sa robe était noire, ornée de quelques coquillages discrets. Des larmes coulaient sur ses joues, mais elle lui parla d’une voie résolue.

-Rends-toi, âme damnée, et nous t’accorderons une mort rapide et sans douleur!

Adalon rit de vive voix, malicieux, arrogant, et ivre de son nouveau pouvoir.

-Je pourrais vous promettre la même chose, mais ce serait un mensonge!

Il visa son interlocutrice avec un rayon incandescent si puissant que les herbes brûlèrent à plusieurs pieds de distances. Mais le rayon fut interrompu par une grande sphère d’eau apparue de nulle part. Celle-ci bouilla un peu, puis le rayon et la boule disparurent en même temps. Enragé, Adalon, tenta de rassembler plus de flammes pour une attaque décisive, mais il fut tout à coup attaqué de toutes parts par des cônes de froid, des rayons glacials et une douche de pluie verglaçante. Sa chaleur s’échappa aussi vite qu’il pouvait l’accumuler, et il ne pouvait relâcher son attention sans risquer d’être détruit. Au travers la vapeur qui émanait de lui, il vit l’eladrine s’approcher, sans pouvoir rien y faire. Elle n’arborait pas de haine, seulement de la détermination, empreinte de pitié.


-Laisse-moi te libérer, pauvre enfant. Je sais que ce je te demande est difficile pour toi, car tu n'as jamais connu le monde sous le même jour que nous. Mais je t’assure que tu t'en tireras mieux. Mets fin à cette malédiction qui te consume, et rend la liberté aux âmes que tu as prises, et à toi même. Je sais qu'il reste du bon en toi.

Adalon ne lui fit pas confiance une seconde.

-Tu prétends m'aider, comme tu le dis, mais tu as tout à gagner et moi tout à perdre. Ma liberté, je vais la trouver avec ma magie. Je me guérirais de cette malédiction...

L’eladrine se rembrunit, comme une mère épuisée devant un enfant désobéissant.

-Cela prendra des dizaines d’années! Même si tu parvenais à détruire ton maître, la malédiction te rongerait! Tu y laisserais ton âme, et celles des autres! La mort n'est pas une maladie à guérir, c'est une occasion de grandir, de changer, de s'améliorer. Rends-nous ce que tu nous as pris... par pitié!

Adalon se sentit pris au piège, pris de pitié, voyant peu à peu la raison dans les paroles de l’eladrine, et ressentant une culpabilité phénoménale. Il nia tout en bloc. Elle jouait avec son esprit, comme Dûrion autrefois. Intérieurement, il sacrifia plus d’âmes, toujours plus, afin de vaincre le froid qui l’empêchait de détruire cette menteuse. Elle approcha doucement, délicatement, les larmes aux yeux, toujours. Elle lui caressa sa joue, totalement insensible aux sorts de froid et de pluie qui s’abattaient sur eux.

-Laisse-moi te délivrer du mal qui te ronge... Soit libre!

Au moment où celle-ci lui insuffla délicatement un souffle de froid glacial au visage, il relâcha toutes ses défenses et envoya toutes ses flammes sur elle, la consumant rapidement, comme tant d’autres. Ce fut son dernier acte, car il fut littéralement gelé sur place quelques secondes plus tard. Lorsque le bloc se brisa en milles-morceaux, il ne restait plus qu’un tas de cendre inerte, rapidement lavé par la pluie. Mais tout ne s’arrêta pas là…

Bien qu’il soit amer, Adalon accueillit la mort avec calme… mais rien ne se produisit. Il flottait dans le vide, sans corps, sans rien voir ni entendre. Puis, il entendit les lamentations. Il ne flottait pas dans le vide, mais autour du vide, avec toutes les âmes de ses victimes récentes, lentement, mais inévitablement aspirées vers le centre de cette… dimension. Il dut endurer leurs lamentations, leurs reproches, leurs jugements, leurs peines… c’en était trop pour Adalon. Après un temps, il réussit à les ignorer complètement, comme si elles n’existaient pas, complément coupé de tout, pour une éternité.

Puis, un jour, il fut réveillé par la lumière du jour. Le mage qui l’avait laissé derrière avait réussi à retrouver les formules du rituel ayant maudit Adalon, dont l’une permettait de le réinvoquer, lorsqu’il était détruit. Dans sa folie, le mage avait sacrifié plusieurs cultistes pour le ramener, persuadé qu’il lui serait utile pour retrouver Dûrion. Malheureusement pour lui, il avait omis de se protéger convenablement, n’ayant pas prévu aucune forme de contrôle sur Adalon. Ainsi donc, dès qu’il apparut, Adalon immola tout ce qui ceux qui se trouvait à proximité et les consuma, puis s’enfuit, cherchant à nouveau à se libérer du culte. C’était en fait très idiot, car il venait de détruire une bonne partie des manuscrits qui lui aurait été utile pour se guérir.
La seule chose qu’il avait apprise de sa mort, c’était qu’il valait mieux être seul et faire attention, surtout aux plus forts que lui, car ses souvenirs étaient vagues après qu’il avait trouvé une immense montagne illusoire avec le mage, et présumait qu’il s’y trouvait une armée ou un monstre…

Ainsi, Adalon revit tout son passé, jusqu’au point où il amena Aldebert et Adyelle dans le Boisé, à la recherche du campement cultiste… ou plus précisément par curiosité, car il désirait voir ce qui pouvait bien l’avoir tué, et était prêt à laisser derrière ses amis. Il revit ses visions d’alors, et compris qu’elles venaient directement du passé pour le hanter. Puis, il se perdit dans des rêves horribles des massacres qu’il avait commis, ainsi que d’autres choses qui ne s’étaient pas produites, telles leurs morts aux mains du groupe de cultistes, la mort d’Adyelle par sa faute, la destruction du village par sa main, la mort de Voronwë par sa main, et sa domination du monde, sous le contrôle total de Dûrion.

--------------

Il se réveilla en sursaut, couvert de sueur, tremblant, les yeux rouges. Adalon était perdu, et vit qu’Aldebert venait de le secouer. Il comprit qu’il s’était endormi, mais savait aussi que la majorité de ce qu’il avait vu était vrai, ou qu’il y avait songé. Il faisait noir, au travers des fenêtres de l’auberge, et une odeur de nourriture flottait.

Il remarqua ensuite la bouteille qu'Aldebert venait de lui glisser sur la table. De l'alcool fort. Il se dit que ça lui ferait du bien, ne serait-ce que pour ce soir. Il prit une gorgée à même la bouteille, s'étouffant à moitié, puis remercia Aldebert d'un signe de tête.
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Aldebert

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MessageSujet: Re: En après-midi, jour 2   Dim 25 Fév - 20:06

Aldebert s'était tût, il n'avait rien de plus à dire à cet homme ou cet chose qu'importe. Il était en colère après lui. Il devrait le surveiller jusqu'à ce qu'un éclaircissement soit fait sur ce qui s'était réellement passé. Il surveillait donc du coin de l'oeil l'homme qui semblait combattre ces démons intérieurs. C'était tant mieux pour lui.

Aldebert passa l'après midi à s'occuper de sa taverne et de la jeune demi-ange. Une des villageoise, en ayant assez de le voir se faire mal avec son épaule, avait décider de lui faire un bandage. Il ne pouvait donc plus utiliser son bras, ce qui faisait qu'il se sentait complètement inutile.

Il allait souvent voir Adyelle, une fois par quart de chandelle environs, s'assurer de son état, s'assurer de son bien être. Elle avait commencer de la fièvre, il avait donc trempé un linge et l'avait déposer sur son front pour réduire sa température. Il allait s'occuper de sa température jusqu'à ce que sa aille mieux. Ne voulant pas qu'elle ai de trouble supplémentaire, il humectait ses lèvres pour qu'elle reste hydrater.

Il prenait soin d'elle, il savait comment faire, ce n'était pas la première fois. Il avait eu a s'occuper de gens dans le comas alors qu'il avait été entrainer plus jeune. Ce n'était pas tout le monde qui réussissait à s'en sortir. Tristement sa arrivait souvent que des jeunes meurt après de nombreux jours de coma. Il espérait que sa n'arriverai pas avec elle. C'était une combattante avec beaucoup de potentiel et il espérait pouvoir lui en apprendre d'avantage.

Il gromelait souvent après son bras manquant, tout ces gestes étaient ralentie. Il s'assoya sur le bord du lit et soupira en regardant vers l'extérieur de sa chambre. Les villageois s’affairaient tous à travailler sur sa taverne et lui ne pouvait rien faire.

-Tu sais Adyelle, je me sens inutile. Je déteste cela. Je serais un poids en cas d'attaque de village et je ne saurai pas protéger personne. Je ne sers à rien si je ne peux pas me battre. Je peux même pas m'occuper de la taverne adéquatement. Je vais être pris pour prendre de l'aide dans ma taverne et sa aussi je n'aime pas sa... De plus que l'on soit deux pour s'occuper de toi ne sera pas un luxe...il faut être sur de bien traité si on veux s'en sortir...

Il se releva et tourna un peu en rond. La fièvre restait stable, elle ne tombait pas, mais n'augmentait pas, ce qui était bon signe. En fait non car elle faisait de la fièvre, mais s'était bon signe dans le sens que l'état n'empirait pas.

-Tu ne restera pas seul la nuit, je vais faire venir un des lits de pailles du dortoir commun, je resterai près de toi pendant la nuit. Ne t'inquiète pas, je ne te laisserai pas tomber. J'ai bien hâte que tu me dise si ce que cet idiot m'a dit est vrai. Si oui, si vraiment tu t'es laisser a dépasser tes limites et qu'il t'a laisser faire, croit moi, coma, pas coma, tu vas te faire dire ma façon de pensée, parce que c'était complètement irréfléchie et idiot! Là nous sommes trois combattant hors de combat, c'est ridicule, tellement ridicule. Comment j'ai pu être aussi faible. ARGGHHH

Il sortie, il devenait colérique et cela n'allait pas aider son état. Elle avait besoin de calme de repos. Il regarda les gens qui aidaient à remettre sa taverne en état alors que lui ne pouvait rien faire sauf essayer de faire un peu de nourriture et servir à boire. Il alla ramasser une autre bouteille et se mit à boire à nouveau. S'il ne pouvait se battre et aider, alors rien ne l’empêchait de recommencer a boire comme avant.

Il but une bonne rasade et se souvint d'Alca. Il ne pouvait pas lui faire cela, puis il y avait aussi Adyelle qui avait besoin de lui. Il serra son poings valide et alla l'abattre sur le comptoir en grognant. Ce qui fit sursauter certains travailleurs, mais ne les empêchants pas de continuer ce qu'il faisait.

Aldebert remarqua alors Adalon, il s'était endormie et il semblait faire des cauchemards. Comme il n'était pas un grand parleur et ne savait pas comment rassurer des gens, il fit ce qu'il connaisait. Il attrap a une bouteille la posa sur la table et alla réveiller Adalon.

-Tiens, bois, l'alcool est le meilleur ami pour ceux qui ont besoin de répis... tu parles à un connaisseur...
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Adalon

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MessageSujet: Re: En après-midi, jour 2   Dim 25 Fév - 20:54

Adalon pris une deuxième et dernière gorgée de la boisson forte. Il avait déjà la tête qui commençait à lui tourner, même si la chaleur lui faisait du bien. Quoi qu’il en soit, ça l’avait calmé. Il répondit à Aldebert avec une pointe d’inquiétude dans la voix.

-Comment-va Adyelle? Est-ce qu’elle s’est réveillée?

La réponse d’Aldebert étant négative, Adalon soupira, et changea de sujet.


-Je ne veut pas être un fardeau pour ce village, si je ne puis pas me battre pour le défendre, j’aimerais que vous me donniez quelque chose d’autre à faire… n’importe quoi, pourvus que je sois utile. Je considère que je vous dois beaucoup, pour les risques que je vous ai fait courir hier soir et aujourd’hui, à Adyelle et à toi. J’aimerais aussi me racheter, pour les terres elfiques, même si je n’étais pas moi-même à l’époque…

Il tenta de se lever, voulant s’étirer un peu, mais se rassit rapidement lorsqu’il vit qu’il tenait à peine debout. Voyant bien qu’Aldebert était de mauvais poil, il tenta ensuite de détendre l’atmosphère.

-Comment fais-tu pour boire plus de deux verres de cette boisson? Je n’arriverais pas à trouver la porte, quant bien même elle se trouvait devant moi.
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Celear

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MessageSujet: Re: En après-midi, jour 2   Dim 25 Fév - 21:48

La porte s'entrouvit après que l'on est entendu un faible petit cognement à la porte malgré qu'il s'agissait d'une auberge. Les travaux en cours laissant présagé que celle-ci pouvait être fermer ce geste n'avait pas put être empécher par le nouvel arrivant. D'un regard ahuri, l'un des villageois regarda en direction d'Aldebert comme pour s'assurer qu'il n'avait pas rêvé et voyant qu'il n'était pas le seul à avoir entendu ceci il alla ouvrir la porte. Devant lui se trouvait un homme dans la vingtaine arborant un magnifique sourire.

- Pardonnez ma question un peu étrange, mais l'auberge semblant être en réparation pouvont nous tous de même entré et profité un peu de la chaleur des lieux ?

Le paysan ne sut pas quoi répondre au premier abord face à cet sérénité qui semblait entourrait le nouvel arrivant qui faisait contraste avec le regard énerver et menacante de sa femme qui foudroyait le jeune homme du regard pour ne pas tout simplement entré dans l'auberge comme toute personnes normal le ferait. Le paysan s'écarta lentement pour les laissé entré détaillant l'homme et la femme qui entraient. L'atmosphère qui émanait d'eux était complétement opposé, comme l'eau et le feu, le bien et le mal, mais en même temps, il voyait malgré tout le regard rempli d'amour de l'homme envers sa compagne de route et avec quel douceur il lui serrait la mains. Aldebert pût aussitôt reconnaitre l'homme et la femme qui était rentré. Il n'avait pas eu la chance de leur parlé énormément, lors de leur dernière visite, il y a 20 ans de cela, mais leur apparence n'avait pas du tout changer l'âge ne semblant pas les affecter. À ses souvenir l'homme ce nommait Lance et la femme Maliniatal, à leur dernière visite celui-ci avait passé énormément de temps avec Alca à parler de la lumière et des ténèbres, tandis que sa femme c'était surtout assuré de boire et bastonné avec tout les villageois qui lui cherchait des problèmes. Ils n'avaient que très peu parler d'eux et c'était surtout renseigner sur Sérë ce qui avait put inquiéter Aldebert que ces visiteur n'ai été là que pour évaluer les lieux avant une possible attaque. Mais du jour au lendemain il était partit, sans revenir comme s'il avait obtenu ce qu'il voulait. De les revoir ici après le retour de Dûrion et Voronwë la veille, ne pouvait pas être une coincidence, ce qui rendait leur présence encore plus étrange. L'homme s'avança vers le comptoir en souriant doucement avant d'incliner légèrement la tête devant Aldebert.

-Messire Aldebert, si ma mémoire ne me fait pas défaut, je constate avec bonheur que vous semblez bien vous portez et que malgré les dégât encouru suite à l'événement de la veille vous ne semblez être que légèrement blessé. Je vous avoue que j'en suis même surpris, car à ma dernière visite, outre votre personne, je n'avais vu que peu de gens apte a défendre ses lieux en cas d'attaque. Officiellement nous aurions dût être présent pour le retour de cet être, mais un comité d'accueil, un tant sois peu insistant, nous as obligé à nous arrêter l'espace d'une journée.

De la manière qu'il parlait il semblait être au courant que la libération de Dûrion aurait lieu la veille et qu'il songeait même être présent lors de celle-ci ce qui était plus qu'improbable, même voir louche. Létos lui même était arriver en catastrophe en usant de magie et à la fin du rituel preuve qu'il n'avait pas prévu celui-ci alors comment ces voyageur aurait-il put le savoir et même s'il l'aurait sut pourquoi ne pas l'avoir empécher. Était-il lié au culte du dernière éclat, avait-il un lien avec les sombres venu. Certes la femme ne laissait pas présager beaucoup de gentilesse à première vut mais l'homme au contraire lui semblait beaucoup trop gentil ce qui semblait être quasi irréel.

- Tant de méfiance dans votre regard, je le comprends ne vous en faite pas. En heure et lieu vous comprendrez, ne vous en faites pas, mais je ne peux malheureusement plus en dire pour le moment. Ma tendre moitié et moi somme venu afin de rendre visite de nouveau à celle qui protège la lumière créatrice, Alca, et celui qui porte en lui une part du néant primordial. Je suis conscient que ceux-ci doivent avoir beaucoup à faire mais j'espère avoir l'opportunité de m'entretenir avec eux.

Lentement, il tourna son regard sur Adalon et lui sourit avec empathie. Son regard semblait percer au travers celui-ci, comme s'il savait ce qu'il avait traverser mais n'en disait pas mot par respect. L'aura magique autour de cette homme était tout à fait incroyable, il n'aurait put croire que tant de magie puisse émané d'un humain et cet énergie était d'une pureté inouïe. Il était facile pour un pratiquant de la magie comme lui de percevoir que cette magie était divine. Cependant pour que son énergie soit quasi palpable démontrait une puissance qui se rapprochait ou même dépassait celle de l'ange qui avait confronté Dûrion la veille.

- Le passé est un fardeau bien lourd à porté et ce n'est qu'en affrontant le futur en ayant à coeur le bien des gens que l'ont peut réellement réussir à réparé le tord que l'on as put causé. Cependant, je ne vous cacherait pas, que pour certains, même une éternité ne suffira pas pour obtenir le pardon le plus difficile, le sien. Mais vous y arriverez, la divine veille sur vous, elle connaît les épreuves que vous avez traverser et pleur sur son impuissance vit à vit ceux-ci, mais sait très bien que vous serez vous relever pour n'en devenir que meilleur par la suite.

Puis il posa un regard sur la pièce arrière comme s'il percevait la présence d'Adyelle dans celle-ci avant de dire d'une voix plus mélancolique comme s'il se parlait à lui même.

-Il est triste que le passé des nôtres puissent avoir tant d'influence sur la vie de chacun, certains voit cela comme un acharnement du sort contre eux ou d'injustice, d'autre use de ces cartes qu'ils ont hérité afin d'affronter ce destin qui semble immuable et le changer. Hors dans certains cas notre mains est tellement forte, qu'elle nous attire la foudre des gens qui craigne que nous l'utilisions mal. Mais en ostracisant ses nouvelles âmes nous risquons d'avantage de les entrainer sur une pente néfaste. Difficile sera la route pour un enfant du "chaos", mais celle-ci semble avoir été guider vers un lieu ou elle pourra s'épanouir et j'ai confiance qu'elle grandira en découvrant ce monde qui lui a été si longtemps interdit.
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Aldebert

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MessageSujet: Re: En après-midi, jour 2   Dim 25 Fév - 22:49

La femme qui suivait Lance était en apparence presque étrange. Elle était grande, bâtie, elle avait une ossature spéciale. Elle était belle à sa façon. Il était dure de dire qu'elle race prédominait le plus dans cette personne. Son regard faisait un drôle de contraste avec celui de l'homme. Elle s'avança dans la taverne et alla au comptoir, elle ne porta pas attention au tavernier qui était trop lent selon elle et se serva elle même d'une bouteille.

- Cela fait longtemps que je veux boire, mon cher et tendre est moins porté sur la bouteille que moi, alors parfois il oublie que c'est presque un besoin... Laissez moi me présenter, Maliniatal Silveran, dite la Bâtarde. Je suis ici que pour m'assurer que je suis encore la plus forte... mais non je blague. Je suis ici pour parler avec ceux qui veulent comprendre. Mais je ne suis jamais contre un petit combat. Si quelqu'un veux s'amuser.

Elle avala une gorgé de la bouteille d'alcool qu'elle avait. Elle regarda autour d'elle et voyant la table ou se trouvait un homme avec une bouteille et le tavernier de son souvenir, elle alla s’asseoir a cette table. Elle mis sa chaise sur deux pattes et mit ses pieds sur la table.

-Ne m'en veux pas, je me suis servie, visiblement, même après tout ce temps, t'a pas encore réellement compris comment fonctionnait une taverne...puis sérieux... un bras en moins, tu crois vraiment que le client vas aimer sa comme sa?

Elle sentie le regard lourd de Lance sur elle, elle arrêta et haussa les épaules. Elle prit une autre gorgée d'alcool et regarda l'humain devant elle. Il semblait à bout de la vie complètement.

-Toi, ta journée n'a pas été super... tu sais, le mieux pour oublier une journée de merde c'est de se battre, un bon combat en corps à corps pour se réveiller sa force à se sentir beaucoup mieux! Remarque tu as pas l'air d'allez bien... humm une dans le lit la bas, lui sans bras, toi dans les vapes. Si rien n'est fait, je prédis une épidémie la maladie. L'hivers s'est propice à cela...

Voyant que certains villageois semblaient paniquer lorsqu'elle parla d'épidémie elle haussa les épaules et se mit à rire. Elle arrivait a semer la confusion et la zizanie encore, mais ce n'était qu'une infime partie de sa vie. Elle soupira et secoua la tête.


-Ne vous inquiétez pas, il n'y aura pas de maladie, Lance ne laissera jamais une telle chose arriver s'est un excellent guérisseur. En attendant, je ne sais pas combien de temps on va rester... mais moi j'offre des cours de tir à l'arc ou alors de combat.... alors si quelqu'un à besoin de s’entraîner je suis là...
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Aldebert

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MessageSujet: Re: En après-midi, jour 2   Dim 25 Fév - 23:19

Aldebert regarda Adalon en riant, il ne savait pas boire simplement parce qu'il commençait à boire. En fait il ne l'avait sans doute pas fait depuis longtemps. Puis se comparer à lui n'était pas un bon exemple. Pas avec son passé. Il sourie secoua un peu la tête et lui répondit.

- Tu sais, tu ne peux pas te comparer à moi. Je suis un alcoolique. Je me bat au contraire à tout les jours pour ne pas boire comme le je faisais avant. Alors consommer sa me connaît, puis avec ma parcelle de géant à l'intérieur de moi, ma tolérance à ce breuvage est plus grande que la moyenne. Mais fait attention, malgré que sa apporte un baume sur ce que l'on vie, il est aussi malheureusement très temporaire...

Il arriva pour dire autre chose, mais on cogna à la porte. Cela arrêta son élan et il regarda les gens entrer dans sa taverne un peu abasourdie. Cela prit un certain moment avant qu'il ne les reconnaisse et ne les salue sans grand enthousiasme.

Il écouta l'homme parler, tout en regardant la femme se servir dans son comptoir et venir s’asseoir à leur table. Il les scrutaient tout les deux à tour de rôle, analysant leur mouvement, analysant chaque parcelle d'eux. Les dangers possible, les mouvements possibles. Il était mal placé et il devait bouger.

-Pourquoi êtes vous ici réellement, sérieusement, je devrais vous faire confiance et ne rien dire, vous croire sur parole. Vraiment?

Il se releva et se dirigea lentement vers sa chambre, Adyelle, c'était elle qui était sa priorité elle ne pourrait pas se défendre s'il se mettait à attaquer. Il ne pourrait pas rien faire, mais le pouvait-il quand même réellement, un bras en moins?

Derrière le comptoir, près de la porte de sa chambre il scruta à nouveau l'homme, il dégageait une grande douceur, un grand calme, mais tout cela n'était sans doute qu'une ruse. Il savait pour l'attaque, il s'avait et avait décidé de ne rien faire, de ne rien dire. Cela faisait de lui un traitre.

- Je ne crois pas que de vous mettre en contacte avec Alca ne soit une bonne idée, je ne crois pas que vous soyez les bienvenu non plus. Surtout si vous saviez pour tout ce qui est arriver mais que vous avez décider de ne rien faire. Je ne sais pas qui vous êtes ou ce que vous êtes, mais la sécurité du village et d'Alca m'importe je ne vous laisserai pas l'approcher et Voronwë ne vous laissera pas non plus j'en suis sur....

Il le regardait droit dans les yeux, il voulait être sur de pouvoir parrier le moindre de ces mouvements s'ils devaient en avoir.
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Adalon

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MessageSujet: Re: En après-midi, jour 2   Lun 26 Fév - 21:03

Adalon leva la bouteille de fort en réponse à Aldebert, puis la repoussa plus loin de lui.

Lorsque Lance entra dans la taverne, Adalon n’en fit pas un cas. Il avait de bonnes manières, semblait connaître Aldebert, et rien dans son ton ou sa démarche n’indiquait qu’il était une menace. Cependant, il prit le temps de se faire une seconde opinion lorsque celui-ci mentionna l’attaque d’hier. Comment l’avait-il su, s’il n’était pas sur les lieux? Plusieurs choses auraient pu l’expliquer, mais pour Adalon, la première chose qu’il suspectait était, bien sûr, la magie.

Lance le regarda à ce moment, et se sentit comme si toutes ses souffrances, et ses secrets, étaient mis à nu. Bien qu’il ne sentît que du respect et de l’empathie de la part de cet être, ce fut insuffisant pour atténuer la suspicion d’Adalon. Chassant la brume de l’ivresse, il se concentra, et détecta son aura spectaculaire de magie divine, pure. Ce n’était définitivement pas un mortel, à ce niveau de puissance. Son cœur se serra. Est-ce qu’Aldebert avait vu juste? Les anges étaient-ils venus s’en prendre à Adyelle, dans son moment le plus vulnérable? Espérant ne pas attirer l’attention sur Adyelle, Adalon répondit à Lance.


-Un fardeau très lourd, assurément. Par contre, je crois que se pardonner soit même n’est pas essentiel pour devenir une personne de bien. Pardonner facilement ses propres faiblesses, tout en refusant de pardonner celles des autres, c’est probablement l’acte le plus égoïste et autodestructeur qui soit.

Adalon le savait depuis longtemps, en fait, mais c’était la première fois qu’il l’admettait. Lorsqu’Aldebert se mettait entre sa chambre et Lance, Adalon tenta de faire diversion.

-Je ne veux pas vous vexer, mais pourriez-vous nous renseigner sur votre divinité? Je ne suis pas familier avec les religions…

Adalon retint son souffle lorsqu’il vit que Lance alla fixer, malgré tout, la chambre d’Aldebert, mais compris qu’il ne représentait pas une menace pour Adyelle, ayant un point de vu entièrement différent de l’ange qu’ils avaient vu la veille. De plus, il se dit que Lance n’était sûrement pas xénophobe, car Maliniatal ne semblait pas du tout être de la même essence que lui, pourtant ils formaient un couple. Quoi qu’il en soit, ni lui ni Aldebert ne pourrait les empêcher de faire ce qu’ils voulaient. Il se calma, et voulut calmer Aldebert, qu’il savait prompt.

-Aldebert, je ne crois pas que ces individus représentent une menace pour nous. Cet homme est beaucoup plus puissant que nous, et je doute que tu réussisses à l’empêcher de faire quoi que ce soit qu’il est venu faire ici. De plus, s’il en voulait à la vie d’Alca ou d’Adyelle, m’est avis qu’il ne ce serait pas arrêter pour en discuter avec nous.

Il soupira, puis Maliniatal vint s’asseoir en face de lui, ne ménageant personnes avec ses paroles crues et ses mauvaises manières. Cependant, elle se mit à rire, et Adalon pensa que tout cela n’était, pour elle, qu’un jeu. Il lui répondit sur un ton enjoué, s’écartant de sa contenance habituelle.

-Dans un sens, ce n’est pas la pire journée de ma vie, pas encore en tout cas, allez savoir. J’admets que j’ai rarement eu l’occasion de me battre en corps à corps, alors je ne pourrais pas savoir le bien hypothétique que cela apporte.

Lorsque Adalon était arrivé dans la ville, il avait été constamment tendu, toujours poli, veillant à ce que tout chez-lui soit parfait afin de briser la méfiance vis-à-vis son apparence. Il avait d’excellentes manières, mais c’était surtout car il avait besoin de la confiance des autres pour mieux les manipuler. Dans un sens, il enviait cette femme. Elle venait d’arriver, et bien qu’elle soit un peu abrasive, elle ne finassait pas, contrairement à lui. Elle n’avait besoin de l’approbation de personne; elle faisait ce qu’elle voulait, et les gens l’aimaient ou ne l’aimaient pas, c’est tout. Lorsqu’elle calma le jeu, il eut l’intuition qu’elle agissait peut-être ainsi pour masquer ses vraies émotions. Il se garda bien d’aborder ce sujet, ne souhaitant pas risquer perdre la vie qu’il venait de retrouver.

-Je crois que ce serait bien utile si tu pouvais entraîner quelques personnes, moi y comprit, car nous ne sommes pas assez nombreux pour défendre le village, présentement.

Adalon se leva, et se força à se tenir droit, malgré l’auberge qui ballottait de gauche à droite, puis se tourna vers Lance, se tenant à moitié sur le dossier de sa chaise.

-Je ne veux pas être indiscret, mais si vous possédez de si grands pouvoirs de guérison, auriez-vous l’amabilité d’aider Adyelle, là-bas? Elle a vidée sa magie divine par ma faute, et nous nous inquiétons pour elle…
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