Sérë

Un univers où l'appât du gain, l'égoïsme et la peur ont entrainer la fin du monde connu. Il est temps de faire place à la reconstruction.
 
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 L'aire libre près des bois

Aller en bas 
AuteurMessage
Adyelle D'Or

avatar

Messages : 50
Date d'inscription : 10/12/2017

MessageSujet: L'aire libre près des bois   Lun 19 Fév - 21:08

La jeune demi-ange sortie de la Taverne en plissant les yeux, le vent froid la frappant au visage avec un peu de force. Elle frisonna quand le froid s'engouffra dans son manteau qu'elle venait à peine de fermer. Au moins, elle c'était réchauffée quelques peu depuis leur retour. La fraicheur du matin, bien que frigorifiante était également vivifiante. C'était une température parfaite pour être dehors et s'entrainer afin de ne pas trop souffrir de la chaleur de l'exercices. Elle sourit, plus calme.

Déjà, le village s'activait de tout part, les gens se saluant au passage et d'autre déjà trop affairer à leur besogne, ne prêtaient pas attention à se qui les entouraient. C'était petit comme village, même chez elle les gens paraissaient plus nombreux. Mais bon, Voronwe avait raison sur se point, ce n'était plus chez elle et les choses étaient différentes, elle devait donc cesser de tout comparer.

En baissant légèrement les yeux, elle soupira. Elle c'était emporter beaucoup trop vite, elle lui devait des excuses. Son tempérament de meneuse avait été flouer en un quart de tour et ses manies, retourner au visage. Elle n'avait pas tant fait de social avec les gens de l'extérieur et elle voyait bien qu'elle devait se mettre à jour. Mais bon, personne n'était parfait.

Elle se mit donc à penser à Alca et son fiancé. Leur amour était palpable et elle les enviait. Elle aussi voulait vivre le grand amour...celui avec le grand A. Elle voulait de la réciproticité et pas un amour à sens unique. Elle devait impérativement prendre le temps de savoir se qu'elle voulait avant de se lancer. Aldebert était un parti assez respectable étant donner la situation économique de l'endroit en plus d'un excellent combattant, s'il était d'accord avec elle et partageait son opinon se serait plus que parfait.

Ses pieds la menèrent là où elle le désirait et en relevant la tête, elle remarqua qu'Adalon la rejoignait de pas si loin derrière. Bon au moins en voilà une bonne nouvelle ! Elle était curieuse de voir se qu'il lui voulait.

- Rebonjour l'ami. Bon, je suis toute ouïe.

Elle lui sourit et ouvrit les bras, démontrant son ouverture d'esprit.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Adalon

avatar

Messages : 57
Date d'inscription : 17/12/2017

MessageSujet: Re: L'aire libre près des bois   Mer 21 Fév - 21:27

Adalon rejoignit Adyelle rapidement, mais l’invita à poursuivre la marche un peu plus loin du village.

-Je vais tout t’expliquer, mais d’abord, marchons un peu, veux-tu?

Ils marchèrent donc un peu plus loin en direction du boisé. Ils s’éloignèrent des bruits matinaux du village, laissant derrière eux le bruit répétitif des marteaux s’affairant à restaurer les dégâts de la veille. Peu à peu, le silence pris le dessus. Dans cette matinée tranquille, le reflet du soleil sur la neige était aveuglant, mais était toutefois le bienvenu. La fin de l’automne avait été sombre, pluvieuse et sans couleurs. Au-loin, des oiseaux piaillaient dans le boisé.

Lorsque Adalon s’arrêta et se retourna vers Adyelle, ils se trouvaient assez loin du village, assez loin pour que leurs paroles ne risquent pas d’être entendues… ni, peut-être, leurs cris. Ils n’étaient pas encore à mi-chemin du boisé. Adalon resta silencieux quelques instants, cherchant peut-être ses mots.


-Bon, voici ce qui nous amène... Dans le campement des cultistes, quand tu m’as… transporté… il s’est produit quelque chose. J’ai senti, peut-être… la vie… revenir en moi. Peut-être que je me trompe, peut-être que c’était quelque chose d’inconscient de ta part, je ne sais pas… Mais je crois que ton ascendance divine pourrait, peut-être, me guérir de ma malédiction.  Je voudrais donc que tu essaies de refaire cela, sans arrêter cette fois… si tu l’ose.

Il enleva sa cape et défit le haut de sa chemise. Son torse était maigre, mais ressemblait encore à celui d’un homme, si ce n’était la couleur gris-foncée et une lueur orangée entre ses côtes. Sa peau craquelée semblait étirée sur une musculature quasi-inexistante, avec des os saillants.

-Vas-y Adyelle… essaie de me toucher…  Je vais prendre garde pour ne pas te brûler. Je t’arrêterai si jamais quelque chose tourne mal. Fait moi confiance.

La lueur orangée sur le corps d’Adalon diminua, tout comme la brillance de ses yeux, qui n’étaient plus qu’une étincelle dans deux puits noirs. Il ne semblait presque plus émettre de chaleur, mais il était pas froid comme lorsqu’il était tombé. Il sourit, impatient.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Adyelle D'Or

avatar

Messages : 50
Date d'inscription : 10/12/2017

MessageSujet: Re: L'aire libre près des bois   Jeu 22 Fév - 11:13

Elle hocha de la tête à la demande d'aller plus loin, pourquoi pas, elle lui faisait confiance, peut-être naivement, mais pour elle, il c'était prouvé comme un allié. Sa bonne humeur lui était revenue et tant que Voronwe ne venait pas les déranger en l'insultant ou quelque chose dans le même genre, tout se passerait bien et elle garderait son sourire. Adalon les entraina donc vers l'orée du bois mais sans l'atteindre, ce qu'il voulait faire devait donc être plus secret donc, bon très bien, ça ne la dérangeait pas. Une fois hors des champs de vision des villageois occupés à rebâtir, il s'arrêta et elle pencha la tête, prête à écouter les consignes comme une bonne élève. Le Damné prit un moment de silence qu'elle respecta, mais la curiosité lui étant un défaut, elle commençait à s'impatienter.

- Juste de te toucher ?!

Elle fronça les sourcils. Le rendre humain par son toucher lui semblait un peu idyllique, mais bon, s'il y croyait, elle l'aiderait de son possible et chercherais les raisons qui l'avait fait réagir la première fois. Elle s'avança vers lui, un peu mal à l'aise. Elle n'était pas une personne dites physique avec les autres, sauf Aldebert bien sûr. Avec lui c'était différent, elle ressentait le besoin de l'éffleuré, toujours. Elle se mâcha la lèvre inférieure puis tendit la main droite vers l'homme-mort.

Une chaleur. C'était chaud mais agréable, comme une couverture déjà réchauffée. Sa peau avait une texture cendrée mais au moins se n'était pas dégoutant. Alors avec un peu plus de détermination, elle posa sa paume au complet sur sa poitrine près de l'endroit où se tenait le coeur en temps normal. Elle eu un frison en ressentant le vide de son âme. Son existance, à ce moment là, lui était un mystère. Comment faisait-il pour vivre sans âme ? Cet homme était un véritable mort qui marche! Elle eut une grimace juste à y penser. Mais rien ne se produisait.

Adyelle fronça davantage les sourcils, lui donnant un air ridiculement sérieux, la vieillissant intensémment. Adalon pouvait presque entendre les rouages de son esprit fonctionner à cent à l'heure. Qu'avait-elle fait ? Elle se souvenait être en panique et vouloir guérir tout le monde. Il souffrait d'une malédiction... C'était ça ! Il lui fallait le guérir ! Elle s'illumina de joie puis hocha de la tête pour elle-même.

- Ça pourrait chatouiller ou au contraire, te faire mal, mais je pense avoir la solution. Je t'averti, je n'arrêterait pas. J'ai l'impression que si j'arrête ça ne fonctionnera pas. Es-tu prêt?

Sans lui laisser le temps de répondre, c'était pour la forme de toute façon, elle concentra son énergie curative dans sa main sur sa poitrine puis alla poser la seconde sur son front, une énergie curative la baignant de lumière, elle aussi.

Lentement, la lumière pénêtra le corps de l'homme-mort. Il eut un fourmillement sous ses doigts, comme si chacune de ses veines se remplissait de son énergie lumineuse, elle eut un frison. La sensation de vide, de sans âme, s'éloigna même, dévoilant son erreur. Il avait une âme, mais elle était prisonnière du néant. Encouragée par tant de changement, elle sourit et s'y donna entièrement, ouvrant la brèche de son énergie. Elle ne l'avait jamais fait et y risquait ses ailes métaphoriquement parler mais elle s'en foutait. Se qu'elle faisait ici lui racheterait son billet pour le ciel et elle l'espérait ardement.

Lentement mais sûrement, la peau perdit de son impression de sable et devint plus ferme, plus douce, plus humaine. La chaleur du feu devint celle d'un homme normal alors que le coeur recommençait à battre et que tu sang courrait dans les veines, la lumière ainsi remplacée. La demi-ange ne ressenti parcontre pas les contre-coups immédiatement, trop occupée à jouir du bonheur du succès. Ses doigts, aux extrémités, devenaient froid et gourds et une grand lassitude s'emparait de son corps.
Quand elle se rendit compte de son état, ses yeux voyaient déjà flous. Des points noirs flottaient devant son regard et elle se mise à trembler. Non, elle ne s'arrêterait pas ! Pas si près ! Elle grogna, puisant dans ses forces intérieures pour achevé son oeuvre. Adalon serait humain avant qu'elle ne cesse, point barre.

Elle ne se rendit pas compte que son corps toucha le sol abruptement, ni que sa conscience s'en allait avec la lumière du jour sous ses paupières. Elle avait tout donner, jusqu'à la dernière goutte de sa magie curative et même plus pour lui. Il était humain, ou pas, mais elle avait fait son possible.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Adalon

avatar

Messages : 57
Date d'inscription : 17/12/2017

MessageSujet: Re: L'aire libre près des bois   Jeu 22 Fév - 20:11

-Oui, commençons avec juste le toucher, pour voir…

Lorsque Adyelle le toucha, Adalon dut réprimer une grimace, car son essence divine lui était si opposée que son corps réagissait comme s’il voulait la rejeter, la briser, l’anéantir… Mais il se ressaisit rapidement et renia ces pulsions obscures issues de sa malédiction. Adyelle fit une grimace elle aussi, et Adalon pensa donc qu’elle devait ressentir un dégoût similaire face à lui. À présent, il ne ressentait pas grand-chose, hormis une main relativement froide sur son torse.

Adyelle fronça les sourcils, se concentrant intensément. Déçu, Adalon commença à se demander s’il s’était trompé, si c’était l’eladrine de sa vision qui avait tentée de le guérir, plutôt que l’achever… Adyelle sourit tout d’un coup, ayant trouvée ce qui manquait. Elle l’avertie en mettant une main sur son torse, et l’autre sur sa tête, mais Adalon n’eut même pas le temps de répondre « Oui » qu’une douleur explosive éclata dans sa tête et dans son torse.

Alerte au début, Adalon fut sidéré par la douleur vive, figé sans même pouvoir crier. Rapidement, il sentit son corps se désagréger de l’intérieur, la lumière chassant les ténèbres en descendant de sa tête et son torse, menaçant de le détruire. Il sentit ensuite une intense brûlure, partant des mains d’Adyelle, là où sa peau redevenait humaine graduellement en s’étalant. Il sentit un soubresaut dans son torse, et pris instinctivement une grande respiration. Il senti l’air frais et pur remplir ses poumons pour la première fois depuis des décennies. De l’eau salée coula de ses yeux, sûrement à cause de la douleur.
C’était trop, il ne s’était pas préparé à aller jusqu’au bout, mais il n’avait pas pris la peine de tout expliquer, et il le payerait peut-être de sa vie.

La lumière finie par inonder la dernière partie de noirceur dans son corps, profondément cachée dans son ventre. Adalon savait que, depuis sa malédiction, c’était là qu’il envoyait ses flammes pour régénérer son corps, et aussi là où les âmes de ses anciennes victimes se languissaient, consumées lentement par le néant qui alimentait son corps maudit. Le néant était fort à cet instant, car Adalon avait consumé entièrement deux âmes fraîches pour se guérir, pas plus tard que la veille… Le néant n’était que d’autant plus content de consumer cette lumière vacillante qui tentait vainement de le chasser.

Adyelle, concentrée sur ses efforts, ne se rendit pas compte que ses forces diminuaient trop rapidement. La peau d’Adalon redevenait humain rapidement, certes, mais sa magie divine, elle, disparaissait exponentiellement. Adalon tenta de la repousser, mais la douleur restait et il peina à simplement mettre ses bras sur elle. Il tenta de l’avertir, mais sa gorge était sèche et rauque, et ne parvint qu’à émettre un râle plaintif.

Le néant continua de consumer la lumière, tirant de force les pouvoirs d’Adyelle au travers de ses mains. Il n’arrêterait pas jusqu’à ce qu’il ait consumé tout, jusqu’à son âme demi-angélique. Adalon usa de toute sa force mentale pour chasser la douleur distrayante, et isola mentalement le néant dans une vague de flamme. Adyelle vacilla, et Adalon put la repousser, coupant le lien mortel. Elle tomba dans la neige… inconsciente.


-Ad…yelle!

Adalon s’agenouilla difficilement sur le sol, submergé par toutes les sensations de son corps redevenu vivant. Il la secoua, mais n’eut pas de réponse. Il mit l’oreille sur sa poitrine. Elle respirait encore, et son cœur battait, bien que lentement. Il ne savait plus quoi faire, il n’avait pas prévu aller jusque-là, il n’avait voulu qu’expérimenter un peu et ils étaient allé trop loin, mais Adyelle avait tout donner pour le sauver. Elle avait même failli y laisser son âme. Il la considéra sous un jour nouveau, emplit de respect et peut-être plus…

Il l’enroula doucement dans sa cape, et refit sa chemise pour ne pas geler lui-même. Le froid était, cependant, la dernière chose qu’il ressentait en ce moment. Difficilement, il la souleva dans ses bras, et avança difficilement vers le village. Il trébucha et tomba sur ses genoux plusieurs fois, échappant presque Adyelle dans la neige. Avec sa malédiction, il pouvait marcher rapidement pendant des jours, sans jamais ressentir de fatigue, ni avoir besoin de s’arrêter, hormis dans la neige et la pluie. Maintenant, il peinait à atteindre le village devant ses yeux, ses bras le brûlait de nouveaux, sous l’effort transporter son amie. Il ne pouvait plus dépendre de son endurance de mort-vivant. Depuis son apprentissage magique, à l’adolescence, il n’avait plus vraiment fait de labeur physique. Il songea que cela allait devoir changer s’il ne voulait pas être un fardeau pour les autres.

Inquiet pour Adyelle, Adalon persévéra tant bien que mal et arriva enfin dans l’enceinte du village, où quelques villageois bien intentionnés accoururent pour l’aider. Ils voulurent l’amener chez la soigneuse, mais Adalon savait bien que ce n’était pas de soins physiques dont Adyelle avait besoin.


-Alca… taverne…

Il ne voulu pas lâcher Adyelle, alors deux des villageois lui soutinrent les épaules et le guidèrent vers la taverne.


---À suivre dans la taverne---
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: L'aire libre près des bois   

Revenir en haut Aller en bas
 
L'aire libre près des bois
Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Sérë :: L'an 1-
Sauter vers: